LES AUTRES, NOS MÉCÈNES 2.0 AVEC LE FINANCEMENT PARTICIPATIF

Vous avez une idée un projet mais vous n’avez pas les fonds? Et puis, c’est trop risqué vous allez nous dire. La somme que la famille et les amis vous offriront ou prêteront ne représentera pas assez pour vous lancer. Mais parfois, le don peut provenir d’une source qu’ on l’attend (ou imagine) le moins.Vous avez pensé aux autres? Ceux qui recherchent des projets et qui donnent sans attendre en retour… Et oui c’est possible, avec le financement participatif.

Donner ça fait du bien

Le financement participatif ou crowdfunding existe depuis 2007 sur Internet.

D’après le site lemonde.fr, 1 million de Français et 90 millions d’euros levés depuis le début du mouvement. Le premier baromètre du crowdfunding  réalisé par l’organisme Finance Participative France  montre bien que la tendance a doublé entre 2012 et 2013 et que 2015 s’annonce comme l’année de la finance participative.

En France, les donneurs plus assidus ont entre 35 et 49 ans, et à travers leurs dons ils semblent rechercher un retour sur investissement émotionnel. Car il n’y pas de réel contrat qui unit le donneur à l’entrepreneur au delà des remerciements et parfois le privilège de participer à la conception, assister à des avants-premières, des réunions de rédaction ou juste à travers des newletters ou des blogs alimentés à la discrétion de l’entrepreneur.

 

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Donner à qui et les pièges à éviter

 Avec Internet, une nouvelle vague de mécène 2.0 est née. L’argent peut provenir de dons, de prêts avec ou sans intérêts ou prise de participations sans capital. A chacun sa méthode tant que tout le monde y trouve son compte.

A bas les frontières, Internet a délocalisé la notion du coup de main du voisin. Maintenant votre voisin peut être à Moscou, Abidjdan ou Rio.

D’après les sondages, les projets culturels sont les plus fédérateurs suivis de près par les projets touchant à l’écologie et l’éthique.

Néanmoins, cela ne reste pas facile de donner à des inconnus qui deviennent, pour l’espace d’un temps,des commerciaux parfois maladroits qui doivent vendre des projets qui leur tiennent à coeur.

Et malgré le soutien des autres, il peut y arriver qu’on assiste à des échecs: produits non commercialisés, suivis et communication de l’entrepreneur avec les donneurs  non respectés, arnaques en tout genre.

On ne se rend pas compte de ce qui se passe derrière les coulisses mais, il y a le projet et vendre un projet. Parfois c’est ce qui fait la différence, la bonhomie de la personne, les valeurs que le projet véhiculent, toutes ces raisons ne sont pas à négliger quand on demande ou quand on donne dans des échanges dans le milieu du financement participatif.

Afin de mieux nous aider à faire notre choix chaque site de financement participatif a sa méthode.

En France, Kiss Kiss Bank et Ulule sont les leaders du marché et imposent leur propres règles. Et il reste parfois difficile de contester ou jauger leur légitimité. Par exemple, sur un de ces sites on ne comprend pas très bien qu’un groupe de presse déjà établi demande des fonds pour créer un énième magazine alors qu‘ il aurait très bien pu être financé de la même manière que les autres parutions…Pareil pour un certain photographe qui s’est associé à une artiste, tous deux déjà bien connus, qui souhaitent financer un projet artistique en Haute-Provence pendant les vacances d’été…

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Le petit nouveau :  Crowd Supply

Car une fois que le compte est bon le partenariat se termine avec les agences de financement participatif et l’entrepreneur se retrouve à nouveau seul.

Il faut créer le produit et c’est à cette étape qu’ il faut s’occuper d’estimer les coûts de production, de distribution, des commandes, de la communication et de la commercialisation du produit.

Et c’est à ce moment là que le rêve peut se terminer. Seulement une agence a compris le dilemne de ces nouveaux entrepreneurs.

La jeune agence américaine Crowd Supply créée en 2013, propose dans son contrat un site e-commerce dédié à ses membres, afin que les donneurs, à la fois clients potentiels, puissent se procurer le produit fini.

D’autres services sont proposés dans le contrat afin d’accompagner chaque entrepreneur, de la conception de la vidéo de leur demande de dons à la photographie des prototypes.

Ce qui est surprenant c’est que Crowd Supply ne semble pas prendre plus de marge et d’intérêt sur la propriété intellectuelle que les leaders américains Indiegogo ou Kickstarter.

Par exemple, la gestion du site de e-commerce est gérée comme un site traditionnel, car les achats des produits sont effectués au prix de gros. Le site offre actuellement une cinquantaine de produits dont une marque de sauces piquantes, des vêtements, des ordinateurs portable open source.

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Conclusion

On risque d’entendre parler de plus en plus du financement participatif et pour nous c’est un des bienfaits de l’ouverture des frontières grâce à Internet. Alors à quand un Crowd Supply français? Cette combinaison d’agence de communication, e-commerce et site de finance participative risque de faire des émules partout dans le monde.

 

Connaissez-vous d’autres sites innovants de financement participatif? Avez-vous déjà été aidé pour un projet? Partagez votre expérience sur notre page Facebook